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Qui était Robert Keller ?

Robert Keller est né le 8 mai 1899 au Petit-Quevilly en Normandie, d’une famille alsacienne repliée à Rouen après la défaite de 1871.

 

Les étapes importantes de sa vie..

Élevé dans un esprit patriotique, le jeune Robert est engagé volontaire à 17 ans dans la Marine durant le Première Guerre mondiale, sur un dragueur de mines.Après la guerre, il s’essaye à la construction maritime, puis entre en 1927 dans l’administration des P.T.T., en qualité d’agent mécanicien du service des lignes souterraines à longue distance (L.S.L.D.). Gravissant les échelons, il devient chef de station à Vieils-Maisons, sous-ingénieur, puis ingénieur des travaux en 1931 après sa réussite au concours, et finalement chef du centre de relève des dérangements des L.S.L.D. de Paris en 1933.

Mobilisé en 1939 comme lieutenant dans la télégraphie militaire, Robert Keller s’illustre dans la campagne de France où il est cité à l’ordre du régiment le 31 mai 1940 pour son courage exemplaire et ses « qualités d’entraîneur d’hommes ». Démobilisé, il ne peut accepter l’occupation allemande.

Dès 1941, il prend contact avec la Résistance et est recruté par le mouvement « Vengeance », afin d’être associé à la recherche du renseignement pour Londres.

 

La Source K

Du 16 avril à décembre 1942, avec son équipe d’ingénieurs et d’agents, il organise l’écoute clandestine du réseau souterrain à longue distance utilisée par la Kommandantur de Paris pour ses communications avec les États-majors de Berlin en Allemagne, ceux de la Kriegsmarine, la Luftwaffe, la Wehrmacht ou encore la Gestapo.

Cette grande opération d’écoute, appelé « la source K » et basée dans une villa de Noisy-le-Grand, concerne initialement la dérivation de 70 circuits sur le câble Paris-Metz, puis de 484 circuits sur le câble Paris-Strasbourg-Berlin, dans une autre maison à Livry-Gargan. Les informations récupérées alimentent la Résistance et le 2e Bureau de Londres.

L'Arrestation

Arrêté le 25 décembre 1942 à la suite d’une dénonciation comme « agent gaulliste » par une lettre anonyme, Robert Keller est interné à Fresnes et son équipe démantelée. Il est déporté le 11 juillet 1943 sous le matricule N4476 au camp de concentration de Natzwiller-Struthof, puis transféré au camp d’Orianenbug-Sachsenhausen et finalement à Bergen-Belsen où il meurt du typhus le 14 avril 1945.

Elevé au grade de chevalier de la Légion d'honneur...

Déclaré « Mort pour la France » et élevé au grand de commandant, Robert Keller est fait chevalier de la Légion d’honneur, reçoit la Croix de guerre et la médaille de la Résistance à titre posthume. Un hommage lui est rendu le 18 mai 1957 par l’émission d’un timbre-poste dans la série « Héros de la Résistance ».